Marseille, Chicago hexagonal où les "caïds des cités" font régner la loi à coup de kalach? Nombreux sont les médias qui ces dernières années n'ont pas hésité à relayer ce cliché exotique, accréditant la thèse d'un particularisme marseillais, presque d'un gène, en matière de crime. A rebours de cette approche simpliste, le journaliste Philippe Pujol a enquêté, dix années durant, sur l'économie générée par le trafic de stupéfiants dans les quartiers Nord de la ville.
Maman voilée refoulée à l'entrée d'une école, tête de porc déposée devant une mosquée... On finit par s'y habituer : depuis quelques années, plus une semaine ne passe sans livrer sa petite info estampillée « attention danger musulman ». A la suite des attentats perpétrés les 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris, les actes islamophobes ont connu une recrudescence alarmante. Mais les rapports annuels de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) attestent depuis longtemps de cette dérive et de l'ancrage de la haine du musulman dans le paysage national.
nous parlons Afrique, colonialisme, révolution, mais aussi quartiers populaires et immigration postcoloniale en France. Critiques reçoit Saïd Bouamama, sociologue, militant associatif, figure du mouvement de l’immigration et des quartiers en France. Auteur de nombreux ouvrages autour des questions de domination, de racisme, d’immigration, il vient de publier un essai intitulé Figures de la révolution africaine, de Kenyatta à Sankara, (Zones/La Découverte, 2014) .